L’automne tire à sa fin au Québec et, avant de retrouver les premières neiges canadiennes, quoi de mieux qu’une petite escapade sous le soleil des Antilles ? C’est ainsi que j’ai eu le plaisir de découvrir la Martinique à cheval, une expérience qui m’a permis de découvrir de magnifiques paysages tropicaux, mais également une race équine que je connaissais très peu : le cheval créole martiniquais.
Une belle occasion de sortir de mes habitudes, de laisser temporairement mes selles western au repos et de profiter d’une randonnée équestre en excellente compagnie.
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Une randonnée équestre au cœur de la Martinique
Une bonne partie de ma belle-famille étant originaire des Antilles, nous avons profité d’un séjour familial pour nous rendre en Martinique, à moins de six heures de vol de Montréal. J’avais déjà eu l’occasion de visiter cette île des Caraïbes par le passé, mais c’était la première fois que je prenais le temps de la découvrir depuis une selle.
Pour cette expérience, mon choix s’est arrêté sur le Ranch Jack, situé aux Trois-Îlets, dans la partie sud de l’île. En consultant leur site internet, deux éléments ont particulièrement retenu mon attention : la possibilité d’effectuer de véritables randonnées à cheval et, surtout, l’importance accordée au cheval créole. C’était donc l’occasion parfaite de découvrir cette race dans son environnement naturel.
Le cheval créole martiniquais : un petit cheval rustique et polyvalent
Le cheval créole était jusqu’alors une race que je connaissais très peu. Il présente des liens de parenté avec le Criollo sud-américain, tous deux ayant notamment des ancêtres d’origine espagnole. Il s’agit d’un cheval de taille relativement modeste, rustique et particulièrement bien adapté aux conditions climatiques de son environnement tropical.


Comme beaucoup de races développées dans des conditions géographiques et climatiques particulières, le cheval créole possède des caractéristiques qui lui permettent de s’adapter à son milieu. Sa rusticité et sa capacité à évoluer dans des conditions parfois exigeantes en font un partenaire intéressant pour le travail et la randonnée.
C’est toujours enrichissant de découvrir des chevaux issus d’autres traditions équestres. Même si les origines et les caractéristiques des races varient, on retrouve partout des chevaux qui ont évolué au contact de leur environnement et des besoins des populations qui les ont élevés.
Quand le cavalier western retrouve l’équitation classique !
Il faut également préciser que nous sommes en Martinique, territoire français. J’ai donc temporairement laissé de côté mes habitudes d’équitation western pour retrouver une monte plus classique. Au programme : filet classique, selle française et, bien entendu, bombe d’équitation !
Je n’avais pas porté de bombe depuis mes débuts à cheval en 2012. Autant dire que je n’avais pas particulièrement hâte de retrouver cette sensation ;o)
Mais comme le dit le proverbe : à Rome, on fait comme les Romains.





L’essentiel reste de s’adapter aux circonstances et de profiter de l’expérience. Après tout, l’équitation ne se résume pas à une discipline ou à un type de selle. Il est toujours intéressant de sortir de sa zone de confort et de découvrir d’autres façons de pratiquer.
Une préparation adaptée à chaque cavalier et à chaque cheval
Avant de prendre le départ, l’équipe du Ranch Jack a pris soin d’attribuer les chevaux en fonction de la taille, du poids et de l’expérience équestre de chacun. Une fois les chevaux passés à l’abreuvoir, Laurence, notre guide et monitrice, nous a proposé un petit parcours d’évaluation. L’objectif était double : permettre à chaque cavalier de faire connaissance avec sa monture et donner à Laurence l’occasion d’observer le niveau de chacun avant de partir sur les sentiers.
Cette étape est particulièrement importante lorsqu’on organise une randonnée avec un groupe de cavaliers aux expériences variées. Un bon encadrement commence par une attribution judicieuse des chevaux et une évaluation des capacités de chaque participant.
Et une fois tout le monde prêt, nous avons enfin pu prendre la route !
Des chevaux bien préparés et des paysages magnifiques
La première chose qui m’a marqué durant cette randonnée est la qualité de la préparation des chevaux. Ils sont particulièrement bien désensibilisés, à l’écoute et agréables à monter. Ce sont des qualités essentielles pour permettre à des cavaliers de niveaux différents de profiter pleinement d’une sortie en extérieur.
Les paysages martiniquais offrent également un cadre exceptionnel. Entre les chemins tropicaux, la végétation luxuriante et les panoramas sur l’île, il y a largement de quoi apprécier chaque instant.
Laurence a également eu la bonne idée de laisser à chacun la possibilité d’évoluer à son propre rythme sur plusieurs portions du parcours. C’est une attention appréciable qui permet aux cavaliers plus expérimentés de profiter de quelques moments plus dynamiques, tout en respectant le niveau et le confort des débutants. Notre guide ne s’est d’ailleurs pas contentée de nous accompagner à cheval. Tout au long du parcours, elle nous a partagé de nombreuses informations et anecdotes sur l’histoire de la Martinique, sa faune et sa flore.
Une belle façon de découvrir l’île autrement !
Chaleur tropicale : penser à l’hydratation des chevaux et des cavaliers
En Martinique, les températures peuvent facilement atteindre 30 à 40 °C au soleil. Même si les chevaux créoles sont adaptés à leur environnement tropical, cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas besoin de précautions particulières. La randonnée était donc ponctuée de plusieurs arrêts permettant aux chevaux de boire et de récupérer.
L’hydratation est un élément essentiel à prendre en considération lorsqu’on travaille ou qu’on monte des chevaux sous des températures élevées. Il faut savoir adapter l’effort, prévoir des pauses et rester attentif aux signes de fatigue ou de déshydratation.
Les cavaliers ont également eu droit à une pause bien méritée aux deux tiers du parcours. Eau, boissons fraîches et, bien entendu, un petit planteur pour profiter pleinement de l’ambiance antillaise !
Une attention qui était particulièrement bienvenue après plusieurs heures passées sous le soleil des Caraïbes.
Ranch Jack : de la Martinique jusqu’au Jura
Une petite particularité mérite également d’être soulignée : le Ranch Jack existe en deux endroits !
En plus de l’établissement martiniquais dirigé par Laurence, sa sœur est à la tête d’une autre structure dans le Jura, en France métropolitaine, où elle possède une cavalerie de près de quarante chevaux.
Une belle histoire familiale autour du cheval et de la randonnée équestre, qui traverse l’Atlantique et relie deux environnements pourtant bien différents.
Si tu as déjà eu l’occasion de visiter le Ranch Jack dans le Jura, je serais d’ailleurs curieux de connaître ton expérience !
Une belle découverte et une dernière galopade pour terminer
Une fois tout le monde rafraîchi et reposé, nous avons repris la route pour terminer notre boucle. J’en ai profité pour m’offrir un dernier galop avant de mettre pied à terre.
Cette randonnée au Ranch Jack aura été une très belle découverte. J’ai apprécié la qualité des chevaux, le sérieux de l’encadrement, la beauté des paysages et, surtout, l’occasion de découvrir une race équine qui m’était jusque-là inconnue.
C’est aussi ce que j’aime dans le monde du cheval : il y a toujours quelque chose à apprendre, une nouvelle approche à découvrir ou une autre tradition équestre à explorer. Que l’on monte en western, en classique ou dans toute autre discipline, le plaisir de partager un moment avec les chevaux reste le même.
Un grand merci à Laurence pour son accueil, sa pédagogie et cette belle randonnée sous le soleil martiniquais !